
L’une des campagnes électorales les plus courtes de l’histoire du Canada vient d’être déclenchée. L’AQMAT agira de concert avec ses membres afin de faire face le mieux possible à cette double crise, celle du logement et celle des tarifs douaniers, plus liées qu’on ne pourrait le croire.
Parmi nos chevaux de bataille que nous exposerons en détails à toutes les formations politiques en lice, il y a dix dossiers qui nous interpellent particulièrement.
- Ne pas imposer de contre-tarifs sur des produits américains sans s’être assurés que les entrepreneurs et les consommateurs peuvent trouver des produits équivalents au Canada ou provenant de tiers pays.
- Prendre en compte les composants d’origine américaine avant de surtaxer afin de ne pas causer des problèmes aux entreprises manufacturières d’ici.
- Faire connaître les alternatives canadiennes aux produits américains en faisant connaître l’accréditation « Bien fait ici ».
- Compenser financièrement les quincailleries et centres de rénovation touchés de plein fouet par l’incertitude économique qui ralentit la construction et les rénovations majeures.
- Ne pas saupoudrer des subventions à toutes les entreprises, filtrer les demandes en fonction de leur état de santé financière et des impacts réels qu’elles subissent à cause des tarifs.
- Introduire un crédit d’impôt couvrant les dépenses liées aux améliorations écoénergétiques et aux travaux connexes d’une certaine ampleur.
- Incorporer systématiquement une clause d’ajustement dans les nouveaux appels d’offres publics afin qu’aucune des deux parties prenantes à un contrat ne soit victime de la volatilité des tarifs et du coût des matériaux.
- Encourager la densification urbaine en soutenant les acteurs qui construisent des multiplex ou qui transforment des bâtiments existants dans le même but.
- Réviser les positions sur les seuils d’immigration afin de ne pas priver nos entreprises de la main-d’œuvre nécessaire pour faire face à une éventuelle reprise des chantiers et de l’activité de rénovation.
- Redoubler d’ardeur pour encourager les PME à innover, à faire breveter de nouveaux produits, à automatiser leurs procédés, à intégrer de la robotisation dans leurs opérations.
Si la tendance se maintient au niveau des mises en chantier et que l’État n’intervient pas, il manquera au Québec environ 860 000 logements dans cinq ans. Il faut doubler, voire tripler la cadence actuelle. Chacun des dix points soulevés représente un pan de la solution