Le blog de Richard
De l’agréable à l’indispensable
L’équipe de la permanence de l’AQMAT est prête à vous servir. À partir de ma gauche, avec leurs principales responsabilités:
Karine Cotnoir
– Éditrice du Catalogue des Nouveautés
– Organisatrice des tournois de golf
– Animatrice de la Communauté des passionnés sur Facebook
– Organisatrice de la mission et du pavillon à Las Vegas
Charles David Thomassin
– Adhésion et accueil des nouveaux membres
– Vente de commandites d’événements
– Vente de souscriptions de manufacturiers aux portails
– Vente de mini sites web aux marchands et aux professionnels
– Vente de participations aux Catalogues des Nouveautés
Laurie-Anne Dupont
– Organisatrice du Congrès des décideurs
– Organisatrice des soirées Réseautage & Gastronomie
– Tenue des livres, facturation et paies
– Gestion de la trésorerie et des placements
– Contrôle budgétaire des activités et charges
Bouchra El Badri
– Adjointe du président
– Organisatrice de l’assemblée générale annuelle
– Logistique des séances du conseil d’administration
– Secrétaire aux ventes et aux inscriptions
– Accueil des visiteurs et réception téléphonique
Manon Lucier
– Productrice de l’infolettre Xpress
– Productrice des versions électroniques du magazine Quart de Rond et du Catalogue des Nouveautés
– Édimestre du site web aqmat.org
– Gestion des bases de données et des équipements bureautiques
Claude Dagenais
– Vente de publicité dans Quart de Rond, l’Xpress et le Répertoire annuel
Pour ma part, je garde les dossiers suivants:
– Magazine Quart de Rond et de l’infolettre Xpress
– Portails jeRÉNOVici et myHOMEpage
– Présidence du bureau de direction
– Gala Reconnaissance
– Relations média et gouvernementales- Projet de salon professionnel de démonstration
QUE LA FIN DU MONDE N’ARRIVE PAS EN 2012 ET QUE L’ANNÉE VOUS SOIT BONNE ET FRUCTUEUSE!
Des résistants
En 1975, la bière 50 clamait dans sa pub: « On est six millions, faut se parler! »
On est deux millions de plus aujourd’hui, pas vrai?
Non, c’est faux.
En 25 ans, ce n’est pas tant l’accroissement du nombre de Québécois qui frappe comme leur diversité.
On était un groupe assez homogène de six millions de têtes. Têtes comme dans troupeau. Puis l’ère de l’individualisation a pris pied pas à pas. Les visages et partant, les religions et les cultures se sont multipliés. Le spectre de l’âge actif s’est étendu, en ce sens qu’on travaille aujourd’hui jusqu’à 80 ans alors qu’on travaillait en 1975 jusqu’à 60 ou 65 ans. Si bien que pour un mouton noir dans une cohorte comptant 99 autres têtes, celles-là assez semblables, on se retrouve aujourd’hui devant une photo de famille multicolore.
Or, quand j’entre dans n’importe quelle quincaillerie membre, je ne retrouve généralement pas la diversité d’âges, de races, de cultures, d’individus que je croise dans la rue.
Nos membres sont en décalage par rapport à ce que leur société est devenue.
Un portrait-robot de l’employé type règne dans l’arrière-pensée de nos dirigeants de magasins.
Même constat au niveau des dirigeants de magasins. Rares, en proportion à la réalité démographique, sont les propriétaires de centres de rénovation au Québec qui soient des Maghrébins ou des Français, des handicapés visibles, des nouveaux acheteurs âgés de 70 ans, des personnalités au mode de vie disons alternatif ou marginal.
N’importe quelle photo de nos événements affiche clairement cette uniformité qui fait notre force et notre faiblesse toutes à la fois; cette résistance aux « étranges » et aux nouveaux.
Si vous vouliez que l’emploi dans votre entreprise ressemble au profil moyen de la population québécoise moderne, vous auriez sur votre pay roll:
– 13 % d’immigrants;
– 50 % de femmes;
– 16 % de 55 ans et +;
– 19 % à temps partiel;
– etc.
L’AQMAT ne prêche pas par l’exemple non plus, avec un conseil d’administration composé d’une seule femme (Amélie Bélisle) contre neuf hommes. Ceci alors que les statistiques révèlent qu’il y a plus de femmes que d’hommes actives sur le marché du travail chez les 25-54 ans.
Le Québec vient de passer le cap des 8 millions d’habitants. Et la Terre accueille, elle, sept milliards d’humains. Ouvrons-nous à chacun d’eux. Ce sont tous, sans exception, soit des clients, des fournisseurs ou des employés. Il importe donc de leur ressembler.
Les intimideurs
Du côté patronal, les associations d’entrepreneurs et de constructeurs ont aussi formulé leurs réserves quant à la capacité de la Commission de la construction du Québec de mettre au monde et d’opérer à un coût décent un système reposant sur des données fiables de compétences et d’expériences ouvrières.
Il y a des leçons qui se perdent
Quand on se compare, paraît qu’on se console.
Je hais cette mentalité de nivellement par le bas.
J’avoue aussi que je passe un peu de temps, chaque semaine, à circuler incognito dans les magasins membres. Toutes les bannières subissent religieusement et mystérieusement mon analyse. Je dis mystérieusement, en référence au service de client mystère, populaire auprès des commerçants.
Et je suis rarement content.
Je navigue entre deux eaux, une fois la porte de sortie franchie: entre un sentiment moche d’avoir été ignoré et celui de n’avoir pas été compris ou satisfait.
Je me sens généralement comme dans un Boni-Soir ou un Couche-Tard, loin d’être des hauts lieux d’intensité et de plaisir. C’est-à-dire que je ne vis aucune émotion particulière. Je cherche sans assistance un produit… alors que c’est un SERVICE que je suis venu quérir!
Si je désirais simplement un produit, franchement, j’irais chez un généraliste du genre Costco ou Walmart. Ou bien je surferais sur l’Internet à la recherche d’un fabricant qui vend directement au consommateur.
Le quincaillier est THE spécialiste supposément, alors il faut que je le trouve, physiquement parlant, humainement parlant.
Deux fois par année, je fais changer mes pneus au même service spécialisé, cela depuis des lustres. Je sais que je pourrais trouver le produit, en l’occurrence le pneu, ailleurs, pour moins cher. Alors pourquoi je retourne au petit commerce? Parce que le nombre de pépins qu’il m’a fait éviter par son expertise, les services qu’il m’a rendus pour s’ajuster à mon emploi du temps, ne se comptent plus.
L’exemple est probant car il s’agit d’un stupide pneu. Une commodité, quoi.
Là, dans ce commerce, pourtant pas super bien localisé par rapport à mon domicile, aux heures d’ouverture limitées, je suis quelqu’un. On me connait. Pas par mon nom, d’ailleurs je m’en fous qu’ils ne connaissent pas mon nom. ils connaissent le client que je suis, en reconnaissent l’importance. Et ce feeling n’est pas lié à une personne en particulier. Non, il est organique; il transpire de tous les membres de l’équipe, même des nouveaux employés. Il y a là une culture alors qu’ailleurs, chez nous, dans ma cour, c’est trop souvent amorphe et désertique.
Donc, rares sont les moments où j’exulte de joie, où je peux ressentir une expérience client positive en achetant ou faisant semblant d’acheter de la peinture, un outil ou du contreplaqué.
Cela survient généralement quand le patron ou le petit patron s’en mêle. Avant, avec l’employé non employeur, non actionnaire, un grand bof! résume ce que je vis. Ce que je vis pas, en fait. Car je peine à trouver un employé disponible / agréable / connaissant. Dans cet ordre d’importance. Lequel ordre n’est pas le mien, mais correspond sensiblement à ce que tout consommateur cherche dans un magasin: la disponibilité d’une personne, son intérêt à mon égard ou plutôt envers mon besoin ou problème, puis son savoir-faire. Son savoir doit comprendre la connaissance des produits sur le marché et l’état de son inventaire, et bien souvent s’étendre au mode d’emploi, ou à défaut, me référer à une source d’information fiable.
Et pourtant, on se fait canonner de conseils sur l’art d’approcher et d’accompagner un client. Journaux, magazines, webinaires débordent d’informations. Malgré cela, c’est le calme plat. Une heure sur le plancher d’un de nos magasins est à des années lumière de l’ambiance, de l’accueil et de la « guidance » (désolé, pas trouvé le mot français) qu’on m’offre chez Apple, à la SAQ ou chez Fruits & Passion.
Il parait que La Senza offre aussi tout un service, mais je n’y suis pas allé. C’est à mon programme. :)))
Par conséquent, nulle surprise de lire le palmarès du journal Les Affaires sur l’expérience client, découlant d’une enquête menée par Léger Marketing. Aucune des 20 premières places n’est occupée par nos bannières.Voyez par vous-même:
Rang
|
Bannière
|
Indice 2011
|
Indice 2010
|
Écart
|
23e
|
Canac
|
75,9
|
81,6
|
-5,7
|
44e
|
Home Hardware
|
65,8
|
68,1
|
-2,3
|
50e
|
Home Depot
|
63,9
|
58,9
|
+5,0
|
67e
|
BMR
|
60,8
|
60,9
|
-0,1
|
70e
|
RONA
|
59,3
|
65,2
|
-5,9
|
71e
|
Réno Dépôt
|
59,0
|
57,8
|
+1,2
|
77e
|
Canadian Tire
|
56,9
|
55,2
|
+1,7
|
Pour en finir avec l’expression « Quand on se regarde, on se désole et quand on se compare, on se console », je dis à nos membres: si vous pensez que les bannières de quincaillerie concurrentes est le modèle à battre, vous vous trompez de cible, elle est trop basse, qui ni vous ni elles n’ont encore réussi à susciter l’engouement des amateurs de rénovation. Le champ est encore libre. Plutôt, regardez en dehors de notre secteur pour trouver de bons élèves en matière d’expérience client.
Ces liens mènent aux articles sur le palmarès de l’Indice de l’expérience client de Léger Marketing, enquête commandée par le journal Les Affaires.
Le diable est dans le détail
Ne baissez pas la garde. Conservez vos réflexes de protection, nonobstant la dorure devant vos yeux. Car tout ce qui brille n’est pas de l’or.
Trappage scolaire
Excitante menace
Amazon est bien nommé. Le site ne demande pas, il prend. Il usurpe. Et il s’installe. Il assiège.
Comme le fleuve sauvage.
Comme les légendaires guerrières.
Amazon.com ne balaie pas autrement sur son passage depuis son arrivée sur le web. Sauf qu’il se limitait aux livres. Tous s’en foutaient. Sauf les libraires, bien entendu. Puis le site transactionnel a embrassé tout l’univers des produits culturels, neufs comme usagés. Résultat de la course: un chiffre d’affaires de 20 milliards $ et une « boutique » où s’activent 17 000 personnes. On est loin des pelleteux de nuages et de la simple anecdote virtuelle.
Amazon existe pour vrai. Et va déranger nos marchands pour vrai.
Tant et si bien que lorsque le journal Les Affaires me demande cette semaine si on se sent menacé par l’annonce du bras canadien de Amazon à l’effet de mettre en vente directe jusqu’à 60 000 articles et produits de quincaillerie et de matériaux, j’hésite environ le tiers du quart d’une seconde avant d’émettre un oui non équivoque.
On se sent aussi excité par ce coup de pied au c.. Le même effet qu’un « wake up call » après une période de paresse un peu molle.
On se demande pourquoi on a si longtemps attendu, nous, les magasins réels avec des clients en chair et en os, avant de se comporter au travail comme on le fait dans la vie privée: à la maison, en soirée ou le week-end, tout le monde ou presque magasine par Internet. Et on est de plus en plus nombreux à acheter en ligne.
Il en est ainsi des clients réels qui entrent dans nos quincailleries et nos centres de rénovation: ils sont en bonne partie AUSSI des Internautes, des e-clients.
Les raisons pour lesquelles on a laissé une entreprise virtuelle entrer dans nos magasins si facilement sont maintenant vaines à être connues. Le score est 1 à 0 pour Amazon. Faut faire du rattrapage. Le temps perdu ne se rattrape plus, une chanson a déjà établi ce fait.
Mais avec un bon plan, créatif et pertinent, on doit encore espérer que nos joueurs sauront séduire et satisfaire la dimension virtuelle qui se trame sous presque tous leurs clients réels.
Réapprendre à marcher
Mardi, à notre soirée Réseautage & Gastronomie à Québec, je parlais avec Michel Ouellet, un jumeau, employé comme son frère chez Techniseal. Il me parlait économie, avançant que le vieil adage « Vaut mieux apprendre à marcher avant de courir » devrait être amendé pour tenir compte de l’actualité économique pour le moins vacillante et devenir: « Après avoir couru, il faut maintenant réapprendre à marcher ».
C’est vrai qu’on a connu de fulgurantes années, au point de presque rire au nez de la récession.
La récréation est finie. Place à la parcimonie. Chaque geste est pesé. Pausé aussi. C’est la simplicité involontaire. Il faut se réapproprier nos bases. Déléguer moins. Délester plus du tout.
Respirer.
Respirer est devenu un luxe qu’on se paie quand arrive la maladie.
Ce même mardi, un autre jumeau, âgé de seulement 14 mois celui-là, j’en suis le grand-papa, passait au bistouri au moment où je livrais mon allocution de circonstance devant la centaine de membres. Une bactérie, possiblement liée à une pneumonie latente, s’était infiltrée, visait ses os de hanche.
Sur le chemin du retour, j’imaginais Édouard arrivant à prendre le dessus à coups d’antibiotiques intraveineux et d’amour, devant réapprendre à marcher, lui qui n’a jamais encore connu la course. Plus j’avançais, plus proche de lui et de sa cause je me sentais.
Réapprendre à marcher. À s’alimenter. À goûter l’eau. À respirer. Si possible par le nez jusqu’au ventre. Mesurer ses pas de manière économe. Comprendre que deux enjambées rapides séparées d’un pas de recul nous fait perdre du calme, des réserves d’énergies pour affronter les rares vraies embûches au bonheur et à la prospérité. Cela nous fait surtout avancer d’un seul pas, payé à prix trop fort.
On vit nos vies à demie en pensant à l’avenir. Façon polie de dire qu’on profite à moitié du présent. Ironique que le mot présent soit aussi synonyme de cadeau.
La route de Québec à Montréal a été salvatrice. Comme le sera sans doute le parcours non terminé d’Édouard pour lui, pour son frère et tous ses proches.
Des jumeaux m’ont appris que vivre avec des jumelles braquées dans le visage à plein temps n’était ni rentable, ni agréable.
Peurs